Archives Pierre Daye

Les archives Pierre Daye

  • Accès et consultation : Le fonds Pierre Daye est accessible en ligne sous forme numérique via Pallas ou sur les écrans de la salle de lecture. Son contenu est librement consultable.
  • Reproduction :  Le contenu du fonds peut être librement reproduit en salle de lecture, à l'exception des photos. Pour toute demande de reproduction par les équipes du CegeSoma, les informations pratiques sont disponibles ici.  
  • Instruments de recherche : 1) Inventaire du fonds  2) Inventaire 2e partie

Description du fonds :

Les archives de Pierre Daye conservées au CegeSoma reprennent une partie des archives du journaliste, écrivain et homme politique belge. On y retrouve de la correspondance, des documents rexistes, des notes, ses publications, ainsi que de nombreuses photographies. Seules celles-ci ont été numérisées.

Pierre Daye naît le 24 juin 1892 à Schaerbeek. Il fait ses humanités au collège Saint-Michel, puis deux ans de droit à l’Institut Saint-Louis à Bruxelles. En juillet 1914, il est mobilisé et participe à plusieurs batailles (Namur, Anvers, Bataille des Flandres) avant de partir au Congo pour la campagne anglo-belge d’Afrique orientale. C’est là qu’il rédige son ouvrage Avec les Vainqueurs de Tabora, qui paraît en 1918. Il est ensuite promu officier et adjoint de l’attaché militaire à la légation de Belgique à Washington.

En 1922, Pierre Daye est engagé par le journal Le Soir à Bruxelles. Pendant une dizaine d’années, il effectue de nombreux voyages pour le quotidien, notamment au Congo, au Maroc, en Russie, en Uruguay, en Argentine, en Indes, au Japon, en Italie, en Autriche, en Guinée, à Tahiti, au Danemark, en Norvège, en Hongrie, en Égypte, au Soudan, en Lituanie, etc. Ses notes sont publiées dans la presse et dans de nombreux ouvrages comme L’empire colonial belge, En Espagne sous la Dictature, La Chine est un Pays charmant, Congo et Angola, La Clef anglaise, Blanc, L’Europe en Morceaux et Aspect du Monde.

Pierre Daye s’intéresse ensuite à la politique intérieure du pays et rejoint le mouvement rexiste de Degrelle. En 1936, il est élu député à Bruxelles et occupe la charge de chef du groupe rexiste à la Chambre. En 1939 cependant, il ne se représente pas et rejoint le parti catholique.

En octobre 1940, Pierre Daye se voit confier la rédaction de la rubrique internationale du Nouveau Journal. Il devient de plus en plus germanophile, s’engage dans la collaboration immédiate avec l’occupant, effectue plusieurs voyages dans le Reich et renoue avec ses amis rexistes, par qui il obtient le poste de commissaire général des Sports en 1943. Il interviendra ensuite auprès des Allemands en faveurs de diverses personnalités détenues.

En mai 1944, Pierre Daye part en mission en Espagne et y demande l’asile politique. Les tribunaux belges le condamnent à mort par coutumace en 1946 mais son extradition n’est pas obtenue. Sous la pression, il fuit en Argentine où il poursuit sa carrière en tant que journaliste, conférencier et professeur de littérature française à l’Université de la Plata. Il meurt à Buenos Aires le 24 février 1960.

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