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Belgium WWII, des gouverneurs à la justice d’après-guerre

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A l’approche de la pause estivale, le site Belgium WWII vous propose une série de nouveautés qui vous permettront de découvrir divers aspects de l’histoire de la Belgique durant la Seconde Guerre mondiale.

Les gouverneurs de province, un rouage méconnu mais essentiel

Les gouverneurs de province figurent parmi les rouages administratifs et politiques mal connus de l’administration belge. Durant l’occupation, il s’agit pourtant de postes convoités par les formations d’Ordre nouveau dans leur volonté de s’installer au pouvoir. Plusieurs portraits de gouverneurs sont désormais en ligne : Georges Devos, Jan Grauls, Georges Petit, Antoine Leroy, Jozef Lysens, Albert Houtart. La liste est loin d’être close : d’autres suivront… !

Les volontaires sur le front de l’Est

A plusieurs reprises, la question de l’engagement de volontaires aux côtés de l’Allemagne nazie sur le Front de l’Est a fait l’objet de débats dans l’actualité. Qui étaient-ils ? Pourquoi sont-ils partis ? Que sait-on exactement des formes prises par leur engagement sur place ? Dans une nouvelle notice, Nico Wouters refait le point sur ces volontaires.

Des événements marquants

Le site Belgium WWII revient également sur plusieurs événements qui ont marqué l’histoire de l’occupation et ses lendemains. En avril 1941 s’est déroulé ce que l’on pourrait qualifier de « Nuit de Cristal » anversoise même si aucune victime n’est à déplorer. Un mois plus tard, plusieurs milliers de travailleurs se croisent les bras, un phénomène sans précédent connu sous le nom de « Grève des 100.000 ». Suite à l’invasion de l’Union soviétique par la Wehrmacht, le 22 juin 1941, l’occupant déclenche l’opération « Sonnewende » au cours de laquelle 400 personnes sont arrêtées. Il s’agit principalement de communistes mais aussi de quelques socialistes et militants trotskystes. Parmi eux se trouve le député liégeois René Delbrouck qui décédera à Neuengamme le 20 juin 1942. Le site revient également sur un autre événement : le 75e anniversaire de la destruction de la Tour de l’Yser, un acte probablement commis par d’anciens résistants mais dont les auteurs n’ont jamais été retrouvés.

Le volet diplomatique

Jusqu’à présent, l’histoire diplomatique n’était guère présente sur le site. Petit à petit, cet aspect sera également abordé. A ce stade, trois contributions offrent d’ores et déjà un regard intéressant en la matière : la figure de Paul-Henri Spaak fait ainsi l’objet d’une riche présentation de même que celle d’Emile de Cartier de Marchienne, « le roc qui a sauvé le gouvernement belge » et qui a joué un rôle important tant dans la présence de ministres belges à Londres que dans la réponse aux fameuses instructions de Berne adressées aux diplomates belges par le comte Louis d’Ursel, une pièce essentielle dans le contentieux qui oppose Léopold III et le gouvernement belge de Londres.

Quand la justice prend la main…

Enfin, plusieurs contributions ouvrent le volet complexe de la justice d’après-guerre, à commencer par la mise sur pied de la Commission des crimes de guerre mais aussi en analysant de plus près deux procès importants : celui de la GFP 530 et celui de la Sipo SD de Charleroi. Le premier voit condamner treize agents allemands de la Geheime Feldpolizei devant le conseil de guerre de Bruxelles. Le second fait date puisqu’au terme des procédures d’appel, l’article 118 bis se révèle inapplicable aux militaires et fonctionnaires de nationalité « ennemie » agissant au moment des faits au nom de la puissance occupante.

Zedelgem, Frantz Van Dorpe… de l’actualité de la Seconde Guerre mondiale

Mais le site Belgium WWII, c’est également l’occasion d’alimenter la réflexion par rapport à des questions d’actualité. Nous revenons ainsi sur la controverse liée à la présence d’un monument en hommage aux prisonniers de guerre lettons sur le territoire de la commune de Zedelgem mais aussi sur le passé de Frantz Van Dorpe, homme politique, résistant mais aussi… antisémite.