Home » News » Le singulier été 1940

Le singulier été 1940

Régugiés de l'exode, 1940 © CegeSoma/Archives de l'Etat

Nous avons mis à profit la période du confinement pour mettre en ligne toute une série de notices sur le site Belgium World War II. En navigant de page en page, il est désormais possible d’avoir un aperçu de quelques-uns des enjeux essentiels de l’entrée en guerre et du début de l’occupation… A travers ces quelques lignes, nous vous proposons de découvrir pas à pas quelques-unes des contributions – nouvelles et anciennes – consacrées à cette période. Attention, le trajet proposé n’est pas impératif et le voyage n’est pas exhaustif. Libre à chaque visiteur de déambuler dans le site.

Depuis le 28 mai 1940, l’armée belge a capitulé. C’est le début d’une longue période d’occupation qui va durer plus de quatre ans. Pour mieux la comprendre, il est essentiel d’en revenir au 10 mai 1940. En parcourant la chronologie mise en ligne sur le site (rubrique « événements » accessible depuis le menu, https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/evenements.html), vous découvrirez que c’est également à cette date qu’ont été arrêtés ceux que l’on qualifie de « suspects de mai 1940 » tandis que des dizaines de milliers de Belges – dont des fonctionnaires et des responsables politiques – prenaient la fuite. A terme, cette question liée à ce que l’on peut qualifier d’abandon de poste (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/evenements/1940-05-10-abandon-de-poste.html) aura un impact important sur le fonctionnement de l’administration belge. A terme, elle servira aussi de motif pour écarter un certain nombre de responsables locaux et les remplacer par des tenants de l’ordre nouveau (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/bourgmestres-de-guerre.html).

Mais avant la mise en œuvre de cette politique, les événements de mai 1940, c’est également la campagne des dix-huit jours (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/campagne-des-18-jours-la-une-guerre-de-retard.html) et l’exode en masse de Belges se souvenant des massacres de civils de l’été 1914  (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/exode-de-1940-l-la-debacle-d-un-etat.html). Cette période marque également le début d’une rupture profonde entre le roi Léopold III (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnalites/leopold-iii.html) et le gouvernement belge avant la fameuse réunion du Parlement belge à Limoges le 31 mai 1940 (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/limoges-mai-40-la-colere-impuissante-d-un-parlement-dans-la-debacle.html).

L’été 1940 reste à jamais qualifié de moment singulier. L’administration militaire allemande (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/administration-militaire-allemande-militarverwaltung.html) se met en place. Des tentatives de mise sur pied d’un gouvernement sont menées par divers protagonistes alors que par ailleurs, le collège des secrétaires généraux (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/secretaires-generaux.html) tient ses premières réunion et la reprise économique est à l’ordre du jour (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/doctrine-galopin.html).

La résistance (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/resistance.html) en est encore à ses balbutiements même si ça et là quelques initiatives se développent (https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/wallonie-libre-la.html). Mais c’est là une autre histoire…

Nous reviendrons vers vous l’automne avec de nouvelles suggestions. Bel été !

Chantal Kesteloot