Home » News » Nouveautés sur le site Belgium WWII

Nouveautés sur le site Belgium WWII

Victor de Laveleye, Radio Londres, s.d., coll. RTBF, Droits réservés CegeSoma/Archives de l'Etat

Sur les terres de l’exil

Durant la Seconde Guerre mondiale, quelques 15.000 Belges ont trouvé refuge en Grande-Bretagne. Ce sont pour l’essentiel des civils, majoritairement des femmes et des enfants. C’est la communauté de l’exil la plus importante même si on est loin des chiffres de la Première Guerre mondiale et des craintes britanniques en la matière. Parmi eux, on retrouve aussi une série de responsables politiques, des parlementaires ou encore des syndicalistes. Le gouvernement belge lui ne se reconstitue dans la capitale britannique qu’à partir du 22 octobre 1940.

Plusieurs nouvelles contributions évoquent cette Belgique de l’exil sur le site Belgium WWII. S’il faut attendre l’automne pour que l’on puisse véritablement parler d’un gouvernement de Londres , dès le moins de juin-juillet 1940 Marcel-Henri Jaspar, Albert de Vleeshauwer ou Camille Gutt ont rejoint la capitale britannique.  Après les errements en France, Spaak et Pierlot resteront encore bloqués de longues semaines en Espagne. Une fois sur le sol britannique, le gouvernement s’engage résolument aux côtés des Alliés et prépare l’après-guerre. Parmi les problèmes explosifs qui seront abordés, il y a la question du roi, la préparation de l’après-guerre et la répression des collaborations. Mais pour de nombreux Belges, Londres, c’est aussi la radio. C’est de là que le journaliste belge Victor de Laveleye lance son fameux V qui sera repris par tous y compris par l’occupant et le Premier ministre britannique Winston Churchill. La propagande est elle aussi en guerre… C’est aussi à Londres que se reconstitue la future armée belge dont la fameuse brigade Piron.

Des destins singuliers

Mais d’autres nouveautés se glissent également sur les pages du site. A la veille de son 71e anniversaire, le 23 février 1978, Marcel Louette s’est éteint. La guerre a complètement bouleversé le destin de cet instituteur anversois d’obédience libérale. Il fait partie des pionniers de la résistance et est à l’origine d’un des plus importants mouvements de résistance en Flandre : la Witte Brigade. Le Cegesoma conserve d’ailleurs d’importants fonds de ce mouvement de résistance. Autre engagement politique totalement différent évoqué sur le site, c’est celui de Leo Vindevogel. Parlementaire et bourgmestre de Renaix, il est le seul député à avoir effectivement été passé par les armes pour fait de collaboration. Son procès a été considéré par certains dans les milieux nationalistes flamands comme emblématique de l’échec de la répression. Qu’en est-il exactement ?  Peut-on parler d’un « assassinat judiciaire » ?

Bref, un site à consulter. Pour être régulièrement tenu au courant de nos actualités et des nouveautés en ligne, n’hésitez pas à nous rejoindre sur notre page Facebook.

Chantal Kesteloot