Journée Jeunes Historiens - 27.11.2026

Le vendredi 27 novembre 2026, le CegeSoma/Archives de l’État met à l’honneur une nouvelle génération d’historiennes et d’historiens de talent à l’occasion de la journée d’étude annuelle qui leur est réservée.
Une vingtaine de jeunes diplômé·e·s, issus des différentes universités du pays, viendront présenter les résultats de leur mémoire de maîtrise et partager de nouveaux regards sur l’histoire contemporaine. Les deux Guerres mondiales, la Guerre froide, la colonisation et la décolonisation seront au cœur des échanges.
Au fil de quatre sessions, la journée donnera à voir toute la diversité de la recherche historique actuelle. Il sera notamment question de la Flamenpolitik et de la question linguistique dans les écoles bruxelloises pendant la Première Guerre mondiale, de la participation belge à l’offensive alliée de 1918 ou encore des émeutes révolutionnaires de novembre à Esch-sur-Alzette et du moral dans la Sixième Armée allemande à la fin de la guerre.
Les recherches consacrées à la colonisation et à ses héritages aborderont des sujets aussi variés que la psychologie, le genre et la production de savoirs coloniaux au Congo, l’enseignement artistique colonial, les actions émancipatrices des Kinoises de 1945 à 1960, la géopolitique du diamant au Sud-Kasaï ou encore l’évolution des représentations du Congo dans la bande dessinée belge et enfin la migration postcoloniale.
Pour la Seconde Guerre mondiale et l’immédiat après-guerre, les contributions porteront notamment sur les désertions de soldats originaires des Cantons de l’Est, le nouvel ordre de l’économie alimentaire belge, l’attitude des employeurs gantois face à la politique de mise au travail de l’occupant, la représentation des victimes de guerre dans la presse illustrée, le parcours d’un ancien membre de la Légion Wallonie ou encore la recherche des Belges disparus dans l’Europe de l’après-guerre.
Enfin, la dernière session ouvrira sur la Guerre froide et les sociétés en mutation, avec des recherches consacrées notamment à l’histoire des femmes incarcérées en Belgique, aux relations entre la Gendarmerie et les manifestants du mouvement pour la paix, aux relations diplomatiques belgo-roumaines ou encore à la reconstruction de Courtrai entre 1940 et 1960.
Au-delà de la présentation de leurs recherches, cette journée se veut avant tout un lieu d’échange entre jeunes historien·nes, étudiant·e·s en histoire et public intéressé par l’histoire contemporaine. Chaque session laissera une large place aux questions et au débat.
Soyez donc toutes et tous les bienvenu.e.s !