De fotocollectie André Cauvin

Les archives photographiques d'André Cauvin

  • Accès : Le fonds André Cauvin est accessible via Pallas en entrant les termes « archives Cauvin » dans la barre du moteur de recherche et en sélectionnant l’option « Photothèque » dans la colonne de droite. En cliquant sur les différents dossiers et sous-dossiers thématiques et en cliquant sur l’icône « visualiser document(s) », vous pourrez accéder aux photos numérisées.
  • Consultation : En ligne via Pallas
  • Reproduction : Les droits des archives photographiques d’André Cauvin reviennent à ses ayants-droit. Pour toute demande de reproduction par les équipes du CegeSoma, les informations pratiques sont disponibles ici.  

Description du Fonds :

Le CegeSoma a acquis le Fonds André Cauvin en 2005. Celui-ci est constitué d’importantes pièces d’archives ainsi que de nombreux négatifs (7.000) et photographies (près de 10.000) qui témoignent des multiples activités du cinéaste belge au cours de sa vie (1907-2004).

André Cauvin naît à Ixelles le 12 février 1907. Lors de l’invasion allemande en 1914, sa famille fuit en Angleterre où il passe quelques années dans un internat à Uppingham. En 1924, rentré en Belgique, il étudie le droit à l’ULB, ainsi que l’histoire de l’art, et écrit des critiques de cinéma pour des journaux étudiants et la presse locale.

 Les deux premiers films réalisés par Cauvin sont Memling, peintre de la Vierge (1938) et L’Agneau mystique (1939). Ces deux courts métrages sur l’art sont présentés lors de l’Exposition Internationale de 1939 à New York et L'Agneau Mystique obtient une distinction au Festival de Venise. La renommée que lui apportent ses films lui vaut d’être repéré par le ministère des Colonies pour la réalisation de Congo, terre d’eaux vives (1939) pour l’Exposition Internationale de Liège.

 En 1940, Cauvin entre dans la Résistance mais suite à des dénonciations, il doit fuir à Londres. Paul-Henri Spaak, ministre belge des Affaires étrangères, le charge alors de réaliser un film sur l’effort de guerre de la colonie : Congo (1942). À son retour en Belgique, il est engagé par la Metro-Goldwyn-Mayer pour réaliser des reportages.

Cauvin réalise au Congo l’Équateur aux cents visages (1948), Bongolo (1951), et Monganga (1957), mais son film le plus connu est Bwana Kitoko, dédié au voyage du roi Baudouin dans les colonies en 1955. Pour l’Exposition Universelle de Bruxelles de 1958, il réalise Le chant du voyageur solitaire, son dernier court métrage consacré au Congo, puis met fin à sa carrière cinématographique suite à l’indépendance du pays. Il meurt le 2 avril 2004.

André Cauvin a laissé un riche fonds d’archives concernant son travail au Congo, ses voyages (Indonésie, Thaïlande, Liban, Pakistan, Inde, Chine, Japon, Palestine, Égypte, Autriche), son activité en tant que résistant, sa profession d’avocat, ses rencontres (correspondance avec Paul-Henri Spaak, le ministre Antoine Delfosse, Georges Theunis, le comte Vander Straeten). On y trouve aussi des journaux intimes, des notes diverses, des articles de presse, et de nombreux négatifs et photographies.

Les archives photographiques d’André Cauvin ont été entièrement numérisées par le CegeSoma et sont accessibles en ligne via sa banque d’images Pallas. Pour y avoir accès, introduisez le  mot clé "Archives Cauvin" et sélectionnez "Photothèque".

Pour en savoir plus :

  • "André Cauvin", in Dictionnaire biographique des Belges d'outre-mer, Bruxelles, Académie royale des sciences d'outre-mer, 2013.
  • "Cauvin, André", in Nouvelle biographie nationale, t. 10, Bruxelles, 2010, p. 78-80.
  • F. Gillet, "André Cauvin, gros plan sur deux décennies de carrière cinématographique en Afrique centrale", in Patricia Van Schuylenbergh & Mathieu Zana Aziza Etambala (dir.), Le patrimoine filmé d'Afrique centrale-2. Congo, Rwanda, Burundi, 1912-1960, Tervuren, Musée royal d'Afrique centrale, 2010.
  • F. Gillet, "André Cauvin, histoire d'une passion ambiguë pour l'Afrique", in Congo belge filmé par Gérard De Boe, André Cauvin & Ernest Genval, livret-DVD édité par la Cinémathèque royale en collaboration avec le MRAC, le CEGES et la VRT, Bruxelles, 2010, p. 58-67.
  • F. Gillet, La Mission Cauvin ou la propagande coloniale du gouvernement belge aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, dans Les cahiers d’histoire du Temps présent, n° 15-16, 2005, p. 357-383
  • R. Michelems, André Cauvin, dans J. Aubenas (dir.), Dictionnaire du documentaire, Bruxelles, 1999.